Les conférences


Conférence 2019


La conférence aura lieu le samedi 24 août 2019 à 14h30, à la mairie de Saint-Augustin. Elle portera sur l'expression de la vanité au XVIIème siècle et sera exposée par Christabelle Thouin-Dieuaide, professeure agrégée de Lettres, docteure en littérature française et chercheuse associée au laboratoire EHIC de l'Université de Limoges. 

Saint Jérôme écrivant. Le Caravage (1605-1606)

L’expression de la vanité au XVIIe siècle. Sermons et peinture

 

 

      L’expression de la vanité au XVIIe siècle prend différentes formes. On connaît bien sûr le genre pictural, la nature morte au crâne qui dénonce les fausses gloires et les vaines activités humaines pour exalter le discours chrétien. Mais l’expression de la vanité peut recourir à d’autres formes notamment littéraires. Les sermons prononcés tout au long du XVIIe siècle, sont des marqueurs très forts de la prééminence de la notion de vanité durant cette période. Si le nom de Bossuet et sa citation célèbre, dans l’Oraison funèbre d’Henriette d’Angleterre, de l’Ecclésiaste s’impose (vanitas vanitatum et omnia vanitas), il faut préciser que des prédicateurs catholiques mais aussi protestants ont, au début du siècle, construit un discours sermonnaire autour de la vanité amenant à un renouvellement de la prédication dont Bossuet devient le grand représentant entre 1660 et 1670. La conférence aura pour objet de redéfinir le concept de vanité au XVIIe siècle, dans une approche pluridisciplinaire et bi-confessionnelle, en France. Tout d’abord, une approche sémantique permettra de définir le terme et d’explorer un motif qui traverse les siècles depuis l’Antiquité ; puis il s’agira d’étudier la vanité en tant que discours pictural et littéraire mais toujours discours religieux et de mettre au jour une rhétorique et une poétique particulière qui s’appuie sur une réévaluation des catégories cicéroniennes du discours (docere / placere / movere). On pourra ainsi montrer que la vanité va se révéler, se déployer et bouleverser la rhétorique de la prédication au XVIIe siècle en fédérant les formes – artistiquement différentes, pourrait-on dire aujourd'hui – d’un même discours religieux.

 

Christabelle Thouin-Dieuaide, professeure agrégée de Lettres, docteure en littérature française, chercheuse associée au laboratoire EHIC de l’Université de Limoges.

Vous trouverez ci-dessous l'enregistrement de la conférence 

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Conférence sur l'expression de la vanité au XVIIème siècle dans les sermons et la peinture
conférence vanité.mp3
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Conférence 2018


La conférence aura lieu le samedi 25 août 2018 après-midi, dans la grange du château du Tourondel, près de Saint-Augustin. Elle sera donnée par Ariel Suhamy, agrégé et docteur en philosophie et portera sur un débat qui fut virulent en son temps, au IXéme siécle, la prédestination et sa contradiction apportée par un obscur moine nommé Godescalc.

Ariel Suhamy a résumé et rendu vivant ce débat, de façon magistrale et compréhensible par tous, dans un livre : Godescalc, le moine du destin chez Alma éditeur.

Nous avons enregistré la conférence, vous pouvez donc la retrouver en cliquant ci dessous.

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conférence sur le moine Godescalc par Ariel Suhamy le 25 août 2018 à Saint-Augustin
Conf Ariel Suhamy 25-08-18 (1).m4a
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Alors que les petits-fils de Charlemagne se disputent l’Europe, un moine errant perturbe l’ordre politique et religieux. À travers la vie et la pensée du saxon Godescalc revit une période méconnue d’intenses débats.
 
Issu d’une grande famille saxonne, fraîchement convertie au christianisme, le moine Godescalc (né au début du IXe siècle, mort en 868) s’affirme comme une figure surprenante de la contestation politique et religieuse. Voué par ses parents, malgré lui, à la vie monastique, le jeune Gottschalk (« serviteur de Dieu ») – dont le nom a été latinisé en Godescalc – développe très tôt une pensée théologique originale en rupture avec les institutions de son temps. Il se révolte contre son propre destin qu’il refuse de laisser à ses pères naturels et spirituels. Il élabore paradoxalement une doctrine contestataire de la prédestination : puisque Dieu seul est le maître du destin de l’homme aucun pouvoir humain ne saurait s’imposer à nous et nous dicter notre conduite. Quittant son monastère pour une vie de penseur et de prédicateur errant, Godescalc porte à vif les tensions dans l’Empire carolingien et l’Église d’Occident. Il est le premier grand penseur de la prédestination, ce «point d’hérésie » qui, selon Michel Foucault, divise du dedans la doctrine chrétienne. Ses thèses resurgiront avec une virulence intacte lors de la Réforme et de l’affirmation du protestantisme.
Pour Ariel Suhamy, l’oeuvre de Godescalc – dont la dimension poétique est importante – ne peut se comprendre si l’on ne suit pas les multiples rebondissements de sa vie. Celle-ci le mena du couvent à l’errance puis à la prison toute en mobilisant les plus hautes autorités politiques et intellectuelles de son temps. C’est en historien, en philosophe et, s’il le faut, en romancier qu’Ariel Suhamy enquête sur ce grand perturbateur.
À PROPOS DE L'AUTEUR
 
Agrégé et docteur en philosophie, Ariel Suhamy est secrétaire de rédaction à La Vie des idées. Spécialiste de Spinoza, il s’intéresse particulièrement à l’édition en ligne et à la documentation électronique.

Conférence 2016


La conférence aura lieu cette année le samedi 22 octobre 2016 à la salle des fêtes de Saint-Augustin. Elle sera donnée par François Cassingena-Trevedy et portera sur Ambroise et Augustin.

En voici le thème :

"Après de nombreuses années d’errance intellectuelle et affective, Augustin reçut le baptême à Milan, des mains du prestigieux évêque Ambroise, dans la nuit pascale 387, avant de faire lui-même son chemin vers l’épiscopat, une fois revenu en Afrique. La tradition hagiographique et liturgique associe volontiers ces deux figures majeures de l’Eglise occidentale ancienne. Néanmoins, au-delà du témoignage personnel des Confessions, toutes pleines de l’admiration qu’Augustin conçoit pour Ambroise auquel il doit tant, l’on voit se dessiner entre les deux hommes, entre les deux destins, entre les deux pensées, entre les deux situations ecclésiales et « politiques » au sein de l’Empire romain finissant, des différences qu’il est non seulement intéressant, mais nécessaire de repérer. N’est-ce pas à ce cachet de diversité que se signalent les authentiques filiations spirituelles ?

On donnera à pressentir, à travers un diptyque, l’apport respectif des deux Pères de l’Eglise à la postérité".

François Cassingena-Trevedy

 



François Cassingena-Trevedy, professeur à l'Institut Catholique de Paris, est théologien, traducteur et poète. Il est en particulier l'auteur des "Etincelles" (éditions Ad Solem) et le traducteur d'Ephrem de Nisibe (éditions Sources Chrétiennes, patristique syriaque).

Biographie succincte

Le Frère François Cassingena-Trévedy, de nationalité française, est né à Rome le 28 novembre 1959. Il a poursuivi des études de Lettres classiques à Paris et a intégré l’École Normale Supérieure (rue d’Ulm) en 1978. Il est entré dans la vie monastique en 1980 et a été ordonné prêtre en 1988. À l’abbaye Saint-Martin de Ligugé (Congrégation de Solesmes), il exerce la charge de maître de chœur (grégorien) et assume la responsabilité de l’atelier d’émaillerie (créations diverses, en particulier pour l’usage liturgique). Il enseigne à l’Institut supérieur de liturgie (Institut Catholique de Paris). Il collabore aux éditions des Sources Chrétiennes pour la traduction des hymnes syriaques d’Éphrem de Nisibe (306-373). Il a publié, principalement aux éditions Ad Solem, de nombreux ouvrages : Pour toi, quand tu pries (1999), La liturgie, art et métier (2007), Sermons aux oiseaux (2009), Poétique de la théologie (2011), La Parole en son royaume : une approche théologique de la Liturgie de la Parole (2013), « Chante et marche ». Les introïts grégoriens (vol. I, 2012 ; vol III., 2014). Les Étincelles, à l’intersection inédite de la poésie, de la philosophie, de la théologie et de la spiritualité, représentent certainement son œuvre maîtresse : vol. I (2004), vol. II (2007), vol. III (2010), vol. IV (2015). Cantique de l’infinistère, narration d’une longue marche à travers l’Auvergne, est sa publication la plus récente (Desclée de Brouwer, septembre 2016).

Le livre "Cantique de l'infinistère" de François Cassingena-Trévedy sera en vente sur place le samedi 22 octobre 2016 et vous pourrez discuter avec l'auteur à la fin de la conférence (possibilité de dédicace).


Conférence 2015

La conférence annuelle de l’association pour 2015 à eu lieu le samedi 29 août à 14h30 à Saint-Augustin (19390), dans la grange du château de Beyssac. Elle nous est proposée par l’archimandrite Élisée dont l’intervention aura pour thème : "Le péché originel, des Pères grecs à saint Augustin".

La création d'Adam et Eve - fresque du cloître du monastère orthodoxe de Cantauque


 

L’archimandrite Élisée est membre du clergé patriarcal de l'Église grecque-melkite catholique, une Église catholique orientale dont le siège est à Damas. Il est également l’aumônier du monastère de la Théophanie à Aubazine (19190).